Paillettes micacées

"Disons qu'on a cinq ans, qu'on flâne dans la chaleur sirupeuse du soleil en contemplant d'un œil vague les paillettes micacées blanc d'argent qui parsèment les pavés, on se sent soudain assiégé par l'étrangeté : on comprend, pour la toute première fois, qu'on est vraiment en vie, et que le monde est réellement vrai ; et cette étrangeté se ramifie en rivière de questionnements". 

Cynthia Ozick, citée par Agnès Desarthe et Geneviève Brisac, dans

La double vie de Virginia Woolf, Points Seuil, 2004