Impressions de voyage

Impressions naturelles des plantes du voyage de MM. Humboldt et Bonpland . Ms 988. Bibliothèque de l'Institut.

Impressions naturelles des plantes du voyage de MM. Humboldt et Bonpland. Ms 988. Bibliothèque de l'Institut.

Impressions naturelles des plantes du voyage de MM. Humboldt et Bonpland . Ms 988. Bibliothèque de l'Institut.

Impressions naturelles des plantes du voyage de MM. Humboldt et Bonpland. Ms 988. Bibliothèque de l'Institut.

Impressions naturelles des plantes du voyage de MM. Humboldt et Bonpland . Ms 988. Bibliothèque de l'Institut.

Impressions naturelles des plantes du voyage de MM. Humboldt et Bonpland. Ms 988. Bibliothèque de l'Institut.

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Impressions naturelles des plantes du voyage de MM. Humboldt et Bonpland. Ms 988. Bibliothèque de l'Institut.

Impressions naturelles des plantes du voyage de MM. Humboldt et Bonpland . Ms 988. Bibliothèque de l'Institut.

Impressions naturelles des plantes du voyage de MM. Humboldt et Bonpland. Ms 988. Bibliothèque de l'Institut.

 

D'une masse végétale confuse dans une contrée lointaine et difficilement accessible faire œuvre scientifique : individualiser, observer, décrire, nommer, classer, mais avant toute chose pouvoir conserver des traces, des images, des échantillons, et les rapporter à bon port, en double ou triple exemplaire pour parer les aléas du cheminement terrestre et les avaries de mer. Pénétrant dans de profondes forêts, franchissant ruisseaux et rivières, gravissant montagnes et volcans, Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland procédèrent lors de leur voyage en Amérique (1799-1804) au recensement de plusieurs  dizaines de milliers de végétaux à l'aide de dessins, d'abondantes notes de terrain, de prélèvements de plants, de spécimens à herboriser mais aussi de superbes impressions à l'encre effectuées sur le terrain. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A voir à l'exposition Les frères Humboldt, l'Europe de l'esprit, qui vous donnera, de surcroît,  l'occasion rare de pénétrer dans l'enceinte de l'Observatoire de Paris. Jusqu'au 11 juillet 2014.

L'écriture des objets

 

L'extraordinaire attrait du Pitt Rivers Museum à Oxford tient autant à la richesse de ses collections ethnologiques qu' à leur incomparable présentation. Créé en 1887 pour abriter les collections du général Pitt-Rivers, le musée a gardé son architecture métallique, ses cabinets de présentation vitrés dont tous les tiroirs peuvent être ouverts (certains ont été reconstruits à l'identique), et surtout le principe d'une classification non par aire géographique et par culture, comme c'est le cas dans l'énorme majorité des musées ethnographiques, mais par thèmes : traitement des morts, magie, tabac et stimulants, feu et lumière, habillement, etc.

Le visiteur, à qui sont réservées des heures et heures de pure joie de la découverte dans une ambiance mâtinée de Tardi, d'Indiana Jones et de Tintin  atteignant son comble devant la vitrine des têtes réduites des Shuar de l'Amazonie supérieure, puise à une autre source de réjouissance : à la beauté des artefacts du monde entier vient s'ajouter l'esthétique des premiers actes de conservation et de classification. Les objets sont en effet accompagnés de milliers d'étiquettes manuscrites rédigées par les conservateurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle et même recouverts de fines lignes d'écriture descriptive qui agissent comme une transmutation de la qualité originelle. Une technique à laquelle on pourrait s'essayer pour transformer en quelques secondes les objets de son propre environnement en objets étrangers à soi-même, immédiatement muséifiables.

Le site internet du musée est extrêmement complet, je vous recommande en particulier le sous-site consacré aux amulettes :  Small Blessings.

La liste rouge

Des images de mises en scène de théâtre du début du XXe siècle à nos jours tournant autour du ciel et de la nuit, des murs et des miroirs, ou encore des forêts et des arbres : vous les trouverez  sur The Red List.  Ce site réjouissant établit sous forme de listes une classification systématique des arts visuels par genres - beaux-arts, film, photographie, scénographie, graphisme, architecture, mode -  et thèmes,  en posant des repères chronologiques forts empruntés à l'histoire de l'esthétique ou plus simplement bornés par les siècles, et en citant sources et auteurs (un scrupule quasiment tombé en désuétude avec Pinterest ou Tumblr). Ici, il est question non pas d'épingler de jolies images dans un ordre propre à chacun mais de partager un ordonnancement objectif, source de clarté et de lisibilité. L'entreprise en est à ses débuts, sous-tendue par un énorme travail, et réserve d'ores et déjà de bien belles surprises, appelées à se multiplier grâce aux contributions mêmes de ses utilisateurs et à l'ardeur de ses instigateurs.