Graffitis

Yevgeny Chaldej, Reichstag, mai 1945, source

Dans les premiers jours du mois de mai 1945, les soldats de l'Armée rouge prennent d'assaut le Reichstag (moment immortalisé a posteriori par la fameuse mise en scène du drapeau rouge d'Yevgeny Chaldej). Ils s'infiltrent ensuite dans le bâtiment ruiné et tous ont ce geste dérisoire de tracer leur nom sur les murs comme pour inscrire l'individuel dans le collectif, comme si pouvoir écrire après avoir eu les mains prises par les armes des années durant était l'ultime victoire : les soldats avec de simples bouts de charpente carbonisée ou de la craie, les officiers avec les crayons gras pour le marquage des cartes. Du sol au plafond, pas un espace ou presque n'est laissé vide.

Cinquante ansplus tard, pendant les travaux de restructuration du Reichstag menés par Norman Foster, les ouvriers mettent au jour, derrière le plâtre et l'amiante des premières rénovations des années 60,  les murs recouverts de caractères cyrilliques. De longues polémiques ont ensuite lieu : fallait-il gommer ces "marques tribales" en signe d'une Allemagne tournée résolument vers son avenir ? ou  laisser intacts ces témoignages afin de ne pas oblitérer l'histoire même de ce lieu hautement symbolique des années noires du pays ? Il fut décidé de laisser quelques pans de murs en l'état.

Transient

BRANDEBOURG
1)Sakhaboud
2)Olrouchov Annirov
3)Gare Mpolorabrilian
4)Belkin et Abyline
9 mai 1945
Les Stalingradois à Berlin
2 colonnes de noms propres (dont quatre serg(ents) et 3 red.(acteurs ?) à droite)
3 noms propres à gauche
puis K.Matiach (au centre)
ch 8 3a Lenin
605.49
Shparov Kva(..)
Ror (tel.
? Oraov
Raet